Trop de technologie nous rendrait feignants et blasés

L'essor continu des usages de la technologie pose depuis longtemps la question de ses effets sur la nature humaine. Pour les partisans de la modernité, le progrès technique va de pair avec l'émancipation de l'individu. Pour les technophobes, embrasser le tout technologique revient à s'aliéner à travers une dépendance écrasante. Cette opposition philosophique se retrouve souvent dans nos interrogations quotidiennes, si bien que chaque appareil moderne que nous utilisons peut nous questionner au regard des efforts qu'il fait disparaître. Ne perdons-nous pas certaines facultés autrefois mises à contribution lors de l'adoption d'un nouvel outil technologique ?

Un autre problème soulevé par la technologie concerne notre rapport à la consommation d'énergie : le nombre croissant d'outils technologiques nécessitant une quantité non-négligeable d'électricité.

 

La banalisation des outils de la technologie

 

 

Ce que nous permet la technologie d'aujourd'hui apparaît comme prodigieux au regard de notre histoire à court terme. Si un individu plongé au beau milieu des années 70 se trouvait projeté en 2017, il resterait probablement bouche bée par tous nos nouveaux outils modernes. Nous nous sommes tellement imprégnés de la présence quotidienne de ces derniers que nous les considérons comme acquis et normaux. Pourtant, leur utilisation est lourde d'implications. Cela se constate d'abord au niveau individuel. Le cas d'internet est éloquent en la matière. Si, pour une raison ou une autre, une personne se retrouve sans accès à internet pour une période donnée, elle se sentira lourdement handicapée pour effectuer les tâches auxquelles elle s'adonnait. Il est pourtant toujours possible de communiquer avec ses proches, suivre l'actualité, rechercher un emploi ou avoir accès à des contenus culturels par divers moyens physiques. Cependant, avec internet, l'efficacité avec laquelle cet individu avait accès à ces services était telle que tout paraît désormais lent et pénible. Ainsi, le progrès technologique, par les facilités croissantes qu'il procure, influence la perception relative de l'effort et du temps, de sorte que tout individu perçoit de plus en plus la privation technologique comme un fardeau. Ce fardeau est d'autant plus ressenti que les outils technologiques couvrent la plupart des domaines de la vie, à tel point qu'aborder les conséquences de leurs usages devient de moins en moins un réflexe.

 

Les conséquences ambivalentes sur notre consommation d'énergie

 

 

La multiplication des appareils technologiques pose ainsi la question cruciale de l'évolution de la quantité d'électricité consommée. Un première analyse a consisté à s'alarmer sur la possibilité d'un 'gouffre technologique et environnemental'. En effet, comment ne pas s'inquiéter, du point de vue de énergétique, d'un accès à la technologie banalisé et démocratisé ? Le rapport de l'Académie de l'Energie pointe dans cette perspective une augmentation significative pour les prochaines années. Mais selon ce même rapport, la consommation d'énergie et d'électricité va connaître d'importantes économies grâce aux technologies de l'information et de la communication. Le rôle joué par les groupes industriels, constamment à la recherche d'innovations pour un meilleur rendement énergétique de leurs produits et de leurs équipements, serait une explication. A une échelle globale, les réductions d'énergie opérées par le recours aux NTIC serait supérieures à la consommation d'énergie qu'il engendre. En définitive, faire attention à sa consommation d'électricité relève bien plus d'une affaire économique individuelle que d'une démarche à grande échelle. Il appartient à chaque individu de tirer ses conclusions entre ses usages et ses factures énergétiques.

 

 

 

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